REVOLUTION-PSYCHANALYSE
Pour un mouvement révolutionnaire au sein de la psychanalyse
Pour ceux et celles qui n'y croient plus,
La psychanalyse du Père Noël

 

 

Pour ceux et celles qui n'y croient plus,

La psychanalyse du Père Noël.

 

 

De quoi s'occupe la psychanalyse ?

Elle s'occupe pour celui qui y vient, qu'il s'en sorte, qu'il en sorte.

 

Il y a un au-delà de la psychanalyse, comme il y a un « au delà de l'Oedipe ».

Et paradoxalement, c'est quand on en est sorti, quand on n'est plus dans la psychanalyse, qu'on est le plus à même d'en dire quelque chose et d'en faire quelque chose pour celui qui y viendrait et peut-être ceux qui y sont toujours.

La fonction du supposé au savoir...elle tombe pour l'analyste qui en est sorti. C'est ce qui lui permet de la soutenir, et de ne pas s'y prendre les pieds.

Il est sans le mirage de l'Autre, avec l'Autrebarré.

La fonction en lui de « Dieu dans l'inconscient », sa juste place.

 

Il y a une fonction de l'indicible, qu'on appelle cela « le souffle », « autre jouissance »... etc, fonction du féminin, qui joue au-delà de la psychanalyse qui il est vrai ne s'occupe que de ce qui est ramené à la parole, au signifiant « Dans la psychanalyse, on n'a pas affaire à toute la jouissance du vivant mais seulement à celle qui est analysable, c'est-à-dire qui peut passer par la parole et circuler dans le langage. » C.Soler in Ce qui reste de l'enfance, pg 40 Ed du champ lacanien.

Et cela ne préjuge absolument pas de ce que le vivant -qui traverse et occupe l'analysant en fin d'analyse, et le psychanalyste hors de son cabinet - lui laisse vivre et à vivre.

 

L'expérience dans le vivant de Lom dépasse, et dans la sexualité et hors d'elle, ce qui peut se ramener à de la parole et au langage. C'est indéniable. Cela se trouve bien et ex-siste comme une expérience d'un au-delà de la castration qui elle, est propre au langage, à ce qui est repris dans le signifiant et par lui.

La jouissance du « hors signifiant » est quelque chose dont les « psychanalystes » ne peuvent pas se targuer d' être ceux qui l'excluent de l'expérience du vivant de Lom.

Elle se décline dans deux extrêmes, à travers le passage à l'acte du meurtre et celui d'un amour génital, où l'un donne l'être, et l'autre un, perd son avoir pour ce qui ne se sait pas encore parfois de d'un nouveau parlêtre dans l'un.

 

Ces psychanalystes qui ne se tiendraient pas à la psychanalyse, comme ce qui fait bordure à l'inconscient, pas sans qu'il y ait une autre face inconnue, seraient dans cette fonction et opéreraient comme « les castrateurs » de ce qui leur échappe... les castrateurs de l'inconscient du désir. Contradiciton. Oxymore.

 

Les psychanalystes ont juste à tenir la limite que la castration place dans le symbolique, pour garder la fonction du symbolique dans son contenant d'où il n'y a que de l'extraction, de l'extraction par le dire « Qu'on dise reste oublié de ce qui se dit derrière ce qui s'entend ».

Là réside le travail de l'analyste. Jusqu'à ce terme de l'analyse, où pour l'analysant qui y arrive, ce terme, il le dépasse en le confondant, comme on confond un suspect à la preuve de son larcin ou de son crime, en sortant de l'analyse, par la désillusion.

Et il en sort vraiment, l'analysant, de ce moment où dans le transfert de fin d'analyse, il l'éprouve, cette jouissance autre, ce souffle qui le porte et qui lui permet de dire « là, maintenant, je sors », car il a saisit le destin de la lettre de son désir, qui n'est dans aucun signifiant. Lettre qui est dans le double lieu du contenant et de ce contenu'elle contient.

Je vous envoie une lettre...et c'est l'enveloppe autant que le papier et le contenu d'écriture qui souvent d'ailleurs rate ce que « l'enveloppe » contient du désir de qui l'envoie, cette lettre. Car, le contenu, il ment toujours dans son « mi-dire ».

La lettre est donc, au plus juste de son contenu, une absence de message qui sinon trompe... Une lettre, donc, c'est seulement ce que Lacan a symbolisé comme « son invention, sa seule découverte »...la lettre a, lettre de l'objet perdu, du désir qui s'y articule dans sa « prise, toujours manquée d'objet, depuis la première lettre de l'alphabet, comme ce qui fait une entrée en matière de l'objet perdu, un réel du symbolique dans ce qu'il ne signife encore rien que la saisie par le désir mis en lettres pour faire des mots, les maux du malentendu.

 

La lettre est l'articulation de la jouissance au désir, du réel au symbolique.

 

L'expérience de l'analyse et la présence de l'analyste s'arrêtent de ce qu'elle et de ce qu'il ne contrôlent plus d'un contenu à cette « lettre », dont la cure est l'enveloppe.

Le travail de l'analyste s'arrpete de ce que le signifiant ne dit pas tout, d'un au-delà dont seule « un vécu de la jouissance hors signifiant» témoigne sans que des mots puissent en rendre compte.

 

Ce vécu fait savoir-là de l'inconscient, et il s'appelle ce savoir de l'inconscient, le savoir insu de l'inconscient...

Savoir qui ne se rapporte à rien de tangible, qu'à son échappée du signifiant. L'inconscient réel, est un trou dont l'échappée du signifiant est le seul moyen d'en rendre compte. Au-delà du déchiffrable, au-delà de sa production dans les formations de l'inconscient, par lequel il se manifeste : le rêve, le lapsus, le mot d'esprit...

 

De cela, l'analyste n'a plus à traiter car, c'est du res-sort du vivant de celui qui en sort, de l'analyse, avec « ce savoir là » et de sa seule autorité à « pouvoir » en dire quelque chose, dans le mi-dire encore, mais non sans la vérité de l'acte.

La fin de l'analyse est une coupure dans la jouissance de l'insu qui se vit dans le transfert, qui se fait devant le renom que donne l'analysant au déchiffrage et où il se trou(v)e de la lettre a, sans le sens, sans la raison, de la lettre de la définition en blanc, en creux et en vide de l'objet de son désir, tenu entre-parenthèses ( ), dans l'amour de transfert qui cesse là, dans la séparation.

Il se trou(v)e de l'objet a qui n'a pas de définition que de ( ) cette parenthèse, qui est une définition du manque, de ce qui manque, en disant « je sors ». L'analysant la saisit de ce qu'elle est la lettre de son désir dans un alphabet du symbolique qu'il commence à épeler.

 

Il ne sait pas qui il est, ni où il va, il est désubjectivé par le vécu en creux de l'objet a qui n'a pas de nom, dans lequel son désir est vidé d'une substance si ce n'est qu'il tient entre parenthèses : ( ).

Déréliction et grâce dans le transfert qui par le désir de l'analyste soutient l'analysant en cette confrontation de son être devant le vide, dans la parenthèse de son symptôme « perdu », effacé, qui n'aurait plus l'objet phallique de son sens, d'une signification pour encore le signifier, lui et l'identifier.

 

Il sort...du ressort de l'analyste de le laisser sortir, et du sien propre de son acte pour le dire dans sa vérité d'acte mais menteuse dans ce qui est dit : « je-mens-sort », qui est une sorte de pari, sur le sort où dorénavant son désir sera pris, avec toujours là, le côté boîteux de celui qui doit faire face et n'est pas si sûr de lui devant son désir.

 

Il en sort, non sans avoir connu ce que ce vide et cette parenthèse de l'être, où l'objet dans ses identités est tombé, a vascillé de tous ses semblants, l'a disposé au vide du trou, de l'inconscient et à son échappée du signifiant.

Au vide de l'inconscient dans cette échappée, qui lui fait le « voir » avant même qu'il ne soit pris dans une formation de structure de langage du désir.

Car seul de la langue, et du langage, l'inconscient apparaît comme effet du désir dans le signifiant. Mais là, dans l'expérience de ce qu'il est l'échappée lui-même, l'inconscient, imaginairement est vu comme un tourbillon, un vortex insaissisable au sein duquel le « sujet » est joui.

 

« Le sujet », il parle... « je » parle... pour en sortir, de là, de l'analyse, de ce vortex. Il n'a d'autre ressort que son dieure dans le « je m'en sors »... avec l'accompagnement de l'analyste qui ne s'y trompe pas de laisser l'oiseau quitter son nid.

 

De ce que le « sujet » peut vivre hors de la dit-mension, le psychanalyste n'est pas ni le maître en savoir, ni en suppostition d'en dire quelque chose qui ne lui appartient plus.

 

Donc, que l'analyse soit mortelle, qu'elle ait un terme, ne signifie en rien qu'elle ait (par la parole de l'analyste) autorité de démentir de l'immortalité où le sujet qui en est sorti la mettra ou non dans un destin qui est le sien, de son désir de la reprendre, à son compte, de la poursuivre.

« Le psychanalyse ne s'autorise que de lui-même »... « et de quelques autres » (Lacan)qui sont ceux de lalangue et du langage, dans lequel, par lequel du discours il sera partie-prenante.

 

De la même façon, nous sommes des êtres mortels, des symptômes de l'inconscient du désir dans le discours, et dans la langue, par lalangue. Et cette limite en nous de la mort, est transcendée par ce qui dans le désir se retrouve dans l'inconscient qui n'appartient à personne, mais à lalangue, à la langue, au discours de l'Autrebarré lui-même, par le seul fait que nous, mortels, nous sommes dans la puissance de nous extraire du texte pour l'écrire de notre désir par nos actes de notre dire.

« Moi, la vérité, « je » parle »...(Lacan)

 

Ainsi, quoiqu'en disent les thuriféraires de la « castration » et d'une jouissance dont nous serions et devrions être les désemparés ad-vitam, de ne jamais pouvoir y toucher, « jouissance  absolue» dont nous devrions aussi nous tenir à l'écart, vu le danger et la crainte qu'elle suscite quand nous la voyons, la subodorons ou l'abordons dans le féminin du « pas toutes soumises à la castration », chez les femmes, eh bien, non, à ce qu'ils disent ces thurifaraires.

Non, de cette plainte, de cet affect de désespoir  ou de contrition d'avoir voulu ou d'y vouloir aller. Nous devons pouvoir affirmer que depuis le symptôme que nous avons, qui nous renvoie au phallique de la jouissance châtrée, (car là où nous la prenons, cette jouissance, nous la perdons dans l'autre, dans le choix et la décision qui nous l'enlève) nous sommes et restons, malgré tout, malgré cette perte, des immortels dans l'inconscient et dans l'amour.

 

Et là, de cela, nous pouvons nous réjouir de ce que cette jouissance-là, de notre immortalité dans l'amour et l'inconscient, n'a pas de limite, et que nous vivons avec dans sa couverture illimitée.

Et nous pouvons témoigner, de cette jouissance illimitée et absolue, dans sa manifestation la plus sévère, la plus exceptionnellement grave, quand et où elle se situe dans le reste que notre jouissance phallique, dans son produit qui nous échappe, dans la reprise d'un nouveau symptôme parlant, dans la reprise du vivant de l'inconscient, par nos enfants. Ceux et celles que nous avons auxquels nous parlons dès avant la grossesse, avant la naissance et qui nous parlent, dans le meilleur des cas, après l'enfantement.

 

Lalangue, la langue dans le désir inconscient qui est repris « ailleurs », par le dieure d'un autre que nous ne maîtrisons pas, qui est du ressort de son désir, nous situe dans l'immortalité...

Une immortalité que nous touchons, que nous aimons, que nous désirons, que nous soignons, dont nous nous occupons, dont nous jouissons.

Une immortalité en nous, par nous, dans ceux et celles à qui nous donnons notre nom de famille, une généalogie, et un prénom, rien qu'à chacun d'eux, qui est une immortalité que nous embrassons.

 

Qu'on ose ne pas appeler ça « croire au Père Noël »  et que ce n'est pas un cadeau du « Père Noël »?!

 

Contre ceux et celles-là qui tiennent dans leur discours à ce que ce « Père Noël » n'ex-siste pas, ne puisse encore se parler comme notre réalité d'adulte et d'une enfance dans l'adulte par la psychanalyse, « je » maintiendrai que c'est le propre du désir, de l'inconscient du désir, au contraire, ce « Père Noël » qu'il ex-siste et continue d'exister.

Et alors, s'il le faut, si le point d'une bifurcation doit se saisir là, pour ce qui est de dire où mène la psychanalyse, où l'on est bon d'attendre qu'elle puisse effectivement répondre de ça, de cette vérité, à l' embrasser, cette « vérité » là, de l'immortalité, de ce que nous avons tous et toutes désiré et parfois eu la chance de toucher, de prendre dans nos bras, de sentir, de respirer, de lui parler, de lui chanter « l'a l'on l'a l'air, etchantela, la li l'on l'a, de l'airela, de l'halali, de l'audelà», alors, s'il le faut, à ce point, s'il ne pouvait ni être vu et reconnnu, ni entendu, et devenir une bifurcations, oui, alors oui, s'extraire de ce que le signifiant nous dévaloriserait de « l'Autre absolu », de la valeur de l'Immortel  en nous, dans l'inconscient, et alors oui, un virage doit, devrait pouvoir se prendre pour une « autre psychanalyse », que celle qui resterait dans le mortel de sa fermeture à l'immortel.

Une « autre psychanalyse pouvant s'appuyer non pas sur cette « croyance » en l'immortel, mais sur ce réel de l'immortel, dont l'inconscient s'il ex-siste, comme nous le disons, est le témoin, il faut alors nous y atteler.

 

Touchons du bois, qu'un jour elle soit.

 

Avec ou sans eux... personne n'est exclu. Et tout le monde y est le bienvenu.

 

Daniel DEMEY

27/12/2013




 
 
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