REVOLUTION-PSYCHANALYSE
Pour un mouvement révolutionnaire au sein de la psychanalyse
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C'est donc que dans ce qui fait la jouissance de ce dire sorti du puits de l'objet à, qui dans l'amour vécu nous réconcilie avec notre condition à la parole face à notre mort, le Réel trouve son éternité. L'objet à traverse comme levier de l'amour, dans sa jouissance une place qui le ramène à une sorte de transcendance. Transcendance dont s'empare le sujet dans et par son dire et, qui le transporte dans une chair de son ex-sistence.

 

Dire « je t'aime » à l'autre reconnu à partir de ce bord, ce bord d'être objet de la pulsion où par un signe énigmatique de la voix, du regard, par un trait, il est fait porteur de l'objet perdu, de sa béance, est une propriété même de l'objet perdu qui se transmet par l'amour de génération en génération dans une destination du sujet de la nomination.

 

L'amour nous sauve incroyablement et incrédulement à travers le mouvement généré par l'objet perdu dans le dire à.

 

Par ce dire à, qui fait la rencontre amoureuse comme un possible, une réalité, l'objet perdu, ce réel de notre corps parlant écrit sa permanence d'une nomination dans la nomination de l'autre : transmission.

Une femme ainsi nommée, nome son enfant du nom de son amour et de sa jouissance dans son dire apophantique qui le fait être-là à son corps parlé mais jouissant.

L'interprétation du psychanalyste est du même acabit, qui nomme le sujet dans sa jouissance d'être là avec son symptôme sans que le sujet puisse y contrevenir.

Interprétation qui ne table ni sur le vrai ni sur le faux d'une vérification, qui s'établit de rien, dans un « c'est comme ça » qui tombe avec effet de « jouissance » : tremblement, rire nerveux...rire...

Mais pour un jour le vivre, il faut qu'il y ait eu un rendez-vous pris et à travers le travail analytique, un rendez-vous à son objet a dont le psychanalyste supporte l'incarnation.

 

D'où, ma proposition, d'écrire dorénavant l'objet a de Lacan, son unique découverte comme il le dit lui-même, avec cet accent qui dans le discours de la psychanalyse lacanienne manque, de désigner par là le ressort universel de ce nouvel amour qui est en-jeu sur cette scène.

Ressort universel de l'amour quant au destin de chaque sujet en particulier, en singularité d'accéder à la jouissance de son symptôme, celui d'être un corps parlant jouissant dans une articulation à un autre par la force et la puissance de son dire.

 

La psychanalyse comme l'anti-chambre de ce « rendez-vous à » signant toute genèse.

Car si elle se prépare au sein de ce terreau qui fait son humus du « sicut paléa » du sujet s'y rendant et s''y laissant en un rapport d'extimité, cette genèse véritable, dans un réel, se fait ailleurs, dans le corps vrai, d'une autre intimité celle-là, au lieu si l'on peut dire de la vie en vrai.

L'objet à, avec accent, parce que ce lieu du « néant fertile », du trou du sujet par où un dire sort, est un lieu dynamique, d'une dynamique de l'acte, non un lieu de possession, d'avoir, d'avoir le savoir,, mais de dépossession par le dire et séparation d'avec l'objet. Dire son amour, donnez un rendez-vous amoureux, c'est lâcher l'objet de son savoir, l'objet de son rêve, de son fantasme, et le laisser à la destination d'un autre sans savoir pour entrer dans le possible d'une réalité.

 

 

Ce pourquoi ça veut dire quelque chose, depuis presque 10 ans que je le soutiens : « Révolution-psychanalyse », ce petit accent de rien du tout sur le à, qui « révolutionne », change politiquement« tout » du corps de la psychanalyse dans son adresse à la société.

Adresse comme étant dans ce que ce corps dit de lui, ce corps de discours, et qui le présente à la subjectivité de l'époque, comme le lieu où le sujet contemporain a pour ce qui le concerne effectivement un rendez-vous, auquel il est appelé ainsi à se rendre dans une dynamique de l'acte du dire. « Se rendre à » par et pour le nouvel amour : l'objet à.

 

Et on ne peut pas dire que le rendez-vous avec la structure de l'objet à, puisse pour un sujet être un rendez-vous manqué. Ou alors peut-être bien est-ce parce qu'il aurait raté le train ; celui de l'amour.

 

Il n' y a pas de vie sans amour.

 

Daniel Demey

24, 25 septembre 2015

 

 

 

 

 
 



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