REVOLUTION-PSYCHANALYSE
Pour un mouvement révolutionnaire au sein de la psychanalyse

Proposition refusée par la commission scientifique

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Le psychanalyste dans le monde d’aujourd’hui. Pour une relecture du Malaise dans la civilisation

 

Proposition :

l’avenir de la psychanalyse

 

Que peut proposer le psychanalyste aujourd’hui en ce monde qui court à perdre haleine fuyant le malaise pour ses solutions que l’on sait. Savoir d’objets, pouvoir d’objets, bouchons d’angoisse qui sautent les uns après les autres sans apaisement que ces moments de jouissance éclatée, qui sont aussi moments d’effacements de soi, de l’autre, de notre condition.

Préoccupation finalement d’être hors du monde, de sortir de ce monde et de cette condition, d’y échapper par ce recours aux fabrications et aux consommations d’objets qui comme le disait déjà Lacan (à la suite de Marx) nous consument. Ne serait-ce pas alors la définition de l'enfer ?

 

En quoi l’objet a échappe à cette définition d’objet consommable et consumable ?

En quoi la proposition d’une ou d’un psychanalyste (son acte initial d’ouverture) incarnant cet objet a et sa trouée vivante, vient-elle fendre la dureté de la proposition commune de donner à la visée du désir dans ces désirs d’objets, uniquement cette propriété de chose phallique de l’avoir ?

Car notre temps est à ce tout phallique du tout savoir, du tout pouvoir de l’avoir, sans aucune contestation.

Que propose la (le) psychanalyste à travers l’épine d’une absence de solution ?

Rien qu’un chemin qu’il aura emprunté, connu ; celui trouvé dans la pire des désolations, dans le désert, le « sicut paléa » d'une condition dépassée, rendue à l'humus, au fumier de cheval… de ce qui est avant nous, de ce qui sera après nous et ...l’imaginaire dans la réalité d’un appel.

 

Dans ce « sicut paléa » où met l'absence de réponse d'objet incarnée du psychanalyste, une pensée vient. La pensée que l'on se refuse d'avoir, celle d'une aliénation si profonde qu'elle fait résistance de tous les « fers » comme « faire » aussi où pointe alors la volonté, ses grands détours.

Aliénation qui pourtant, dans ce troublant désarroi s'impose, comme seule issue ; celle alors précipitée, en urgence, de son acte à soi qui (r)amène à l'Autre, à son aliénation- d'une part, la nôtre et d'autre part, la sienne, comme hypothèse que quelque chose nous tient venant de là - et à l'épreuve imaginaire de cette confrontation au grand sein de son antre, à son ventre-que nous avons pourtant déjà quittés, à l'impossible.

 

Lui, il ne répondra pas.Confrontation à son désir, « mais que veut-il ? » et de s’y trouver au risque de s’y perdre : angoisse devant l’objet a, « affect de réel qui ne trompe pas. »

 

Séparation de l’Autre, aliénation de l'Autre.

Porte franchie, refermée, rouverte au fantasme, au seul accompagnement imaginaire de ce qui parle, son amour, sa présence quelque part … mais ailleurs donc que dans ces sortes de réponses par le signifiant, par un objet.

Deuil de l’Autre et en même temps, aliénation reprise, répétée pour oser finalement peut-être La-ffranchir...celle qui n'existe pas, « La » retrouver barrée, à travers l’acte d’un dire qui dise à un ou à une autre : « oui, je t’aime, oui, j’ai besoin de toi » : seule façon d'engager le semblant, de donner sa barre à l'impossible, car il ou elle, nommé(e) et appelé(e) dans la vraie vie, peut répondre.

 

Le dire à l’autre, est un réel sur la tranche du symbolique et que convoque l’imaginaire.

 

La psychanalyse aujourd’hui, n’a pas de prétention, par cette offre de rien, par la voie du sicut paléa, de l’aliénation la plus profonde à l’Autre, que de rendre, de rapporter à la civilisation, par ce qui sort du trou, un dire, un acte, cette possibilité d’un imaginaire noué par l'amour au symbolique.

 

Possibilité trouée d’une inscription hasardeuse, de procurer un fil à une histoire d’amour, de lui donner son « fil à tordre », celui d’une continuité - car rien n’est facile de ce côté - là où le discours du capitaliste veut laisser croire que de fil, il n’ y en a pas, qu’il n’ y a que des à-coups, ceux de la discontinuité phallique rendue à l’absolu de ce que ça nous coûte, ces objets : nous priver de notre désir pour comme le dit Lacan dans l’Ethique « continuez à travailler, que le travail ne s'arrête pas !» pg 363

 

 

Possibilité à un sujet de s'accorder à dire «oui, j’ai besoin de toi, oui, je t’aime » – et, d’en faire une réalité dans et avec son dépassement de réel.

« Nommer, c'est dire que oui- (la nomination) mais elle dit oui à un référent de rencontre » C.Soler pg 122 in Humanisation.

L'objet a ne se consume pas.

L’avenir de la psychanalyse.

 

 

 




 
 
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