REVOLUTION-PSYCHANALYSE
Pour un mouvement révolutionnaire au sein de la psychanalyse

UN N'OEUF de Pâques

Daniel DEMEY Avril/mai 2014

                                                   Un n'Oeuf de Pâques,

Le Réflexion à partir de « Père comme réel de l'énigme dans l'Autre, le Fils comme imaginaire de l'amour et l'Esprit Saint comme symbolique du lien social. »

Il n' y a pas de « résurrection » du personnage du Fils dans l'hystoire des hommes sans la nomination, sans l'acte des apôtres de le dire ressuscité. Et c'est l'essentiel de la dialectisation de cette hystoire que provoque ce dire des apôtres, repris ensuite par Saint-Paul et les premiers chrétiens.
Cet acte est un réel de la coupure d'avec ce qui dans le Père, dans l'Autre, sinon ne serait pas troué.

La métaphysique est rompue par l'acte. L'énigme qui réside dans le Père et dont jouissent les juifs, repousse l'impossible à savoir dans une métaphysique propre à l'interrogation sans cesse répétée et à la perlaboration du savoir. La religion juive n'en a jamais fini de réinterpréter les Textes. Elle est une science des Textes sacrés, qui sont la matrice éternelle et infinie propice à en jouir phalliquement. Les textes sacrés sont faits pour qu'ils produisent de nouveaux textes, de nouvelles représentations de la Vérité, du Savoir. : jouissance du signifiant.
 

Si il y a eu un monde et un moment civilisationnel chrétien c'est par nécessité de répondre à l'impasse de l'Autre du supposé au Savoir dans le Père. Impasse du supposé au Savoir dans le Père avec laquelle se dépatouillaient les juifs dans leur religion de jouissance de cette énigme et qui en fin de compte les distrayaient d'un rapport à la réalité dans un certain concret de l'existence.

 

La religion juive représente pour les chrétiens ce que l'Idéalisme de la philosophie de Hégel est pour Marx et « son évangile »(JL) du Matérialisme-dialectique, de vouloir réaliser la philosophie.

Le pharisianisme que dénonce Jésus, c'est cette folie pour un peuple et une culture de s'enfermer dans un élitisme, dans une abstraction de la prétention au savoir et à la « jouissance  dans ce savoir » qui entre en contradiction avec ce qui chez l'autre appelle dans une nécessité.

Le discours de l'Autre ne répondant pas au réel du vivant, finit toujours par l'obscurcir. Ce réel du vivant rejaillit alors toujours par où il peut s’immiscer dans la faille de ce discours. Jésus, le personnage Jésus est un hystérique parfait. Il n'a de cesse d'interroger la jouissance à travers ce Père du Discours et au nom même de ce Père. Il « s'identifie » à son symptôme dans l'inconscient duquel par son entourage il est mis et situé comme « le Messie », le « Fils de Dieu »


Ce sont les apôtres qui font résurrection imaginaire dans le symbolique du Christ, de celui qui est mort en tant qu'homme portant le symptôme de la réponse, du Messie, du Fils de Dieu, par un acte de coupure avec cette jouissance infinie, métaphysique, du sujet pour l'énigme dans l'Autre.
 

Cet acte s'autorise de l'amour pour le « Fils », pour celui qui a incarné la question du trou dans l' Autre... non plus en tant qu'énigme du savoir, mais en tant que Réel, que trauma du Réel.

En effet, puisqu'il a été jusqu'à porter la mort du Père, du supposé au Savoir en supportant sa propre mort.

Tout ça, par le désir de résoudre à partir de son symptôme, de sa jouissance dans l'inconscient, la question de la Vérité. Et le Christ mort, la Vérité, il en fait justement un trou, une absence.

 

Seul peut le sauver de la disparition le rapport qu'en feront les apôtres, dans leur dire, se l'appropriant, alors cette Vérité comme trou en quoi la parole des hommes ne peut qu'être masquant le trauma du refoulement originaire, l'insupportable de la mort dont Dieu est la couverture.

Et ce trou irréfragable qui fait le trauma, il ne peut qu'être repris et « muselé » dans l'acte de l'aveu où « la déclaration  « décide de l'amour indécidable », en un moment de conclure jamais escamotable» (Regnault François, la doctrine inouïe, Hattier 1996, pg58 cité par C.Soler)

 

Le dire dans cet aveu de l'amour du Nom de Dieu mis dans le nom de l'homme Jésus-« Il est réssuscité» élève le personnage Jésus au nom de Dieu, de la personnification du refoulement originaire -, le dire du recouvrement, qui nomme le refoulement originaire, est un capitonnage par le signifiant de tout le discours. L'acte du dire des apôtres inaugure la fonction de nouage, de « jouï-sens » du signifiant, convoque une immanence de la transcendance.

 

 


Cet acte qui est sortie de la sphère du Père, comme Autre de la jouissance dans le supposé au Savoir, était la seule manière de sauver l'homme Jésus de sa disparition définitive dans l'hystoire.

 

Car cet homme était venu avec sa question à propos de la place de l'homme dans son rapport à l'Autre. Jésus, dans son hystérisation à questionné le trou, la mort dans l'Autre.
Sans la prononciation de la résurrection de Jésus comme « Fils de Dieu », c'était la mort et la disparition de ce qui vaut la peine parce que c'est ce qui fait l'homme : l'inconscient de son désir en questionnement de qui il est, dans ses actes.

Cette place de l'homme dans le savoir insu, dans la tragi-comédie de sa jouissance symptômatique inconsciente, dans l'insu du savoir, c'est Jésus.


C'est l'acte orienté vers l'homme qui fait le lien social, non pas une représentation abstraite de l'amour fut-elle mise dans l'Autre.

Cet acte est celui des apôtres qui se détachent de l'attente mise en Dieu supposé savoir de sauver les hommes...
Ils posent dans leur dire, le seul acte qui sauve l'homme... acte d'immanence, de présence de l'homme à l'homme, là, seul, « abandonné de Dieu » qui n'est pas là ni ne viendra jamais pour répondre à leur place d'acte.

Les apôtres, du vivant de Jésus jusque sur la croix ont attendus un acte de Dieu (du lieu du supposé Savoir devant s'incarner) Et celui-ci mort, ils ont compris que la seule transcendance pouvant sauver un homme et les sortir de leur impasse faite d'attente de l'acte de l'Autre, était celle du désir inconscient, de leur acte de nomination, de leur acte de dire.

"Comment saurons-nous que tu reviendras?" "Dès qu'il y aura de l'amour entre deux d'entre vous, je serai là".

Mais c'est amour, ce n'est pas un amour abstrait, une pensée de l'amour. Non, l'amour qui scelle deux chrétiens dans un rapport et un lien social, c'est celui de l'acte dont ils se sont -chaque un- autorisés qui signifie « présence du Christ » dans « sa résurrection ».


Se couper du Dieu supposé Savoir, dans l'acte (transcendant) d'une immanence « contre » la personnification du Dieu Supposé au savoir, est ce qui sauve les hommes leur donnant aussi le lieu de l'amour qui ne se passe qu'entre eux et non pas dans celui de l'Autre.
Le Christ est là entre eux, parce qu'ils sont dans l'acte de la prononciation de sa résurrection, parce qu'il se sont isolés du choix de l' Autre pour prendre le choix de l'autre en tant que l'énigme de sa vérité est un indécidable que seul peut trancher le signifiant : Jésus lui-même, qui incarne la mort de Dieu est l'indécidable de sa vérité comme « Fils de Dieu ». Et seul ce signifiant le sauve des oubliettes d'une hystoire délirante ou d'un délire.
Jésus a compris avant l'heure, que l'amour est de séparation de l' Autre, dans l'indécidable de son signifiant à soi, d'homme, d'une jouissance symptômatique d'homme.

Alors, « Jésus, Marx, Freud, Lacan » c'est pas sans les « oubliés » de l'hystoire...les petits hommes du quotidien, du simplement « peuple » comme les apôtres l'étaient sortant et distribuant la carte tout a fait improbable de leur amour mis dans le signifiant : « Il est ressuscité ».

Aujourd'hui, ces « petits hommes de l'hystoire » ce sont ces hommes-là « seuls » du signifiant qu'ils portent dans leurs actes qui fait cette hystoire, ne s'autorisant que d'eux-mêmes.

Aujourd'hui, « tous prolétaires »...c'est à dire tous psychosés du discours du capitaliste, sans lien pour faire discours, ça ne peut se transcender que de l'acte du dire qui fait du prolétaire (négativité historique) un sujet du discours de sa négativité (abolition de toutes les classes dont elle-même, la classe des prolétaires) -le prolétariat- dans l'amour du signifiant portant l'acte de sa transcendance-immanente dans ce qui le fait à nouveau comme parlêtre, entrer dans le discours, là où historiquement, par la destinée de la bourgeoisie, il était rejeté, mis en position psychotique, hors discours.
Tous, nous sommes, de ce sans lien d'aucun discours (les objets-déchets du discours du capitalisme qui détruit tout lien, puisqu'il fait de nous des prolétaires, des -sans discours, sans liens, des psychosés ») appelés à « ressusciter » dans le lien d'un discours nous remettant dans la subversion essentielle d'une éthique du désir, éthique orientée par le Réel que conjoint ces deux signifiants dans l'acte de leur énonciation « Révolution-psychanalyse », d'où se nomme la pratique de ce que nous réalisons, répétons et qui « s'invente » alors quand nous faisons réellement l'amour.

 

 

 

Commentaire

 

A qui s'adresse la psychanalyse? Pas à la bourgeoisie, certainement pas. Elle n'a que « l'ignorance crasse » de ce qui la commande dans le discours, discours d'une classe bourgeoise qui n'a de destin que le lieu du discours qui la produit, le discours du capitaliste, comme classe produisant le ravalement du parlêtre à ce "tous prolétaires" (JL) d'une "survie" sans lien, « sans discours pour faire lien » (JL).
La psychanalyse dès lors s'adresse à "ce tous prolétaires", à la négativité produite par la bourgeoisie dans la personne du prolétaire. Comme praxis d'un nouveau lien social qu'elle génère dans la cure dans la négativité de son discours. La psychanalyse est discours de la négativité dans ce qui fait la rencontre d'un sujet avec le Réel d'une jouissance hors sens qui le fait être ce symptôme.

« Etre son symptôme », non plus « avoir un symptôme », mais être comme « Joyce, le symptôme », s'identifier à son symptôme... à la jouissance qui fait le Un, différence absolue, mode de jouissance propre, mais pas sans l'Autre Réel « La psychanalyse n'est pas l'inconscient et, son processus, parce qu'il tente d'explorer l'Autre du langage (J.L) en son inconsistance, pousse aussi à l'Autre, au deuxième sens, si je peux employer cette expression par analogie avec le pousse à la femme. Le psychanalyste lui-même relève au dempeurant de la logique du pas-tout, dont la strucure est celle, non de l'ensemble, mais de la série, série phallique dans laquelle l'Autre n'apparaît que sur les bords, comme en marge, à moins qu'il ne soit couvert par l'objet en tant que semblant. » C.Soler Ce que Lacan disait des femmes, pg 179, ed Champ lacanien.

 

Ethique de l'hétérité, qui, promesse du discours, renvoie le sujet à la contingence dans la rencontre, par ce qui du bord de l'inconscient, de ce qui n'est pas dans la "positivation » du déchiffrage s'invite à lui comme effraction, subversion du désir.

Le nouage de l'Un du symptôme à l'Autre par ce que laisse une psychanalyse en lestant le sujet de cet Autre, laisse entrevoir pour le sujet la faille en quoi consiste le bord de son semblant, faille comme ouverture à ce qui jamais de la rencontre avec l'autre ne se fermerait d'une clôture figeant le désir.

 

Rien, aucun discours, ne détermine ni ce qui fera effraction du désir, ni non plus la réponse qu'il en sera donné. Cela seul dépend de l'acte, du temps de « conclure » dans lequel s'inscrira ou non le sujet disposé à vivre son désir et la répétition de l’avènement à soi auquel l'amour fait de l'échappée de la mort, de ce qui est fini, un rêve s'accomplissant, une durée séquencée, un temps pour la répétition.

 

Une psychanalyse vise la reconnaissance du désir, non pas l'être. Seul le désir et son mouvement permet au sujet né de la castration d'ex-sister dans et par la perte qui le constitue.

De naître, il n'est qu'Un, et du désir, de l'inconscient du désir, il se prend au jeu de l'Autre, dans l'amour, l'amour de ce qu'il ne sait pas, qui le dépasse et par lequel il meurt de pouvoir vivre, en jouissant de son désir, abandonnant l'inquiétante étrangeté de sa condition et de son interrogation à la formidable possibilité qu'il a de vivre.

« L'amour est un des noms de ce nouage : de celui qui fait que, pour un homme, une femme peut être un symptôme et qu'une femme peut y consentir. Peut-êre n'y a-t-il pas de meilleur usage de cet Autre : le laisser exister, tout en le nouant avec l'Un. » C.Soler ibidem, pg 180

 

 

La psychanalyse est ce qui constitue l'ex-sistence du prolétaire. Prolétaire qui, par l'effet du discours du capitaliste, est désarrimé de la médiation du semblable, ravalé à un corps fini, marchandé, une viande hors dialectisation du discours,prolétaire qui se constitue en sujet non fini du prolétariat, dans l'appartenance à un discours dialectisé, en un lieu d'ex-sistence de sa négativité. Il sort du trou de sa condition "psychosée" par le dire d'énonciation de son désir dans l'Autre Réel avec lequel il reste en position de bord, d'accès à l'ouverture.


Le sujet du discours de la psychanalyse reprenant place dans un discours faisant lien, est transcendant le discours du capitaliste et toutes les classes sociales.
Il sort de fait et de l'acte analytique, de la destinée de la bourgeoisie, par sa réappropriation dans un discours faisant lien dans cet « amour nouveau » qui est subversion par le savoir produit.

« « Car dans le transfert, l'amour « s'adresse  au savoir » et on en attend qu'il produise un savoir, pas n'importe lequel, car il s'agit que se démontre un réel « propre » à l'expérience. C'est en effet inédit autant qu'inouï. » C. Soler, ibidem pg 207
Hors discours du capitaliste, hors destin de la bourgeoisie, le prolétaire devient le sujet du prolétariat, d'une classe se constituant dans un lien de discours défaisant l'emprise totalitaire de la classe bourgeoise. Et en même temps qu'il se constitue dans un lien de discours, comme classe générant de l' Unité - prolétariat- le sujet du prolétariat destitue sa classe de sa fonction unifiante par la singularité propre à ce qui de son inconscient le fait fruit de la négativité de son discours : de l'Un comme "épars désassorti" dans son lien à l'Autre.

Puisque la psychanalyse est susceptible de faire adresse de lien par et dans son discours de négativité, ce discours est bien celui que Marx a désigné comme celui du prolétariat.
Le prolétariat est dans la définition marxiste cette classe de la négation de la négation.
Le prolétariat ne peut que venir en négation de la bourgeoisie et de sa fabrication des prolétaires comme « sans discours pour faire lien » (JL) .
Le "tous prolétaires" est la condition de la bourgeoisie qui ne peut se produire comme classe qu'en produisant des prolétaires. Elle reproduit son rapport social en généralisant la déshumanisation du sans lien qui sert le discours du capitaliste servant son mode de production.

Sans ce "tous prolétaires", pas de bourgeoisie, pas d'exercice du capitalisme dans son mouvement de généralisation, de globalisation « uniformisante ».
Or le sujet du prolétariat se nie aussi comme classe parce qu'en la psychanalyse, le prolétaire en trouvant son lien dans un discours a aussi trouvé dans l'inconscient le ressort de sa négativité.
Ressort de lien dans la négativité, subversive, aux antipodes de « l'uniformisation ». Lien social de la praxis de cette négativité dans le désir qui n'est plus pris dans les rets du discours du capitaliste et de la bourgeoisie.

On va me dire "vous êtes un ségrégationniste" puisque vous réservez la psychanalyse aux prolétaires.

La psychanalyse est réservée à tous ceux et celles qui sans discours pour faire lien, ou dans le malaise du discours, sont ceux et celles qui en éprouvent la nécessité comme ferment de ce qui peut les rattacher à l'impossible du Réel. Impossible du réel qui n'est pas en fonction dans le discours du capitaliste qui ne génère plus d'impossible et qui fait discours soutenu par la bourgeoisie.

Impossible du Réel rencontré dans la cure qui fait l' attachement à un lien par le discours dans l'Autre Réel. La contradiction heurte la bourgeoisie qui y venant (à la psychanalyse) ne s'y retrouve pas en tant que son idéal nie l'impossible. A moins que cette « psychanalyse » à laquelle la bourgeoisie s'adresserait, répercuterait elle-même en son sein, le scandale dénoncé par Lacan au sujet « du discours analytique » dans l'Etourdit, pg 19. Scandale de faire rempart et assurance contre le réel et l'impossible.

Epreuve jamais finie du travail de la confrontation à son désir dans sa négativité dont l'inconscient fait signe.
Et du désir, le psychanalyste en prête et en suppose à celle et à celui qui "hors discours" n'en n'auraient plus que comme répondant nihiliste à la circulation folle du discours du capitaliste.

Circulation sans "non", sans impossible qui tourne en rond et rend le monde fou.
 

Il y a donc une psychanalyse qui pourrait se passer du nom du Réel et faire illusion auprès de ceux pour qui les vessies doivent continuer à être prises pour des lanternes.

 

Hors, il y a bien un nom du Réel qui va avec celui de la psychanalyse, c'est celui de Révolution...

Ce qui toujours revient à la même place...Révolution, associé à psychanalyse est bien ce lieu dans le signifiant, pour éclairer ce discours afin qu'il ne cesse de se répéter, de refaire jouer la répétition devant le refoulement originaire au-delà de la fixation des classes.  « Révolution§psychanalyse » prête son nom à l'équivoque du signifiant et à la double négativité du prolétariat, comme classe se niant elle-même.


L'objet de « la cause perdue » de l'origine se répète et c'est le refoulement originaire qui est préservé dans une jouissance de l'impossible.
La répétition n'est possible qu'avec de l'impossible.
Le "non" est à adresser au discours du capitaliste et à sa classe qui le porte dans le signifiant, qui elle, a mis l'impossible hors-circuit et s'occupe dans le langage de tuer le signifiant: tout pour l'abrasement de la langue et son contrôle dans sa réservation communicationnelle, positiviste, au service des nécessités de la marchandise.

Ce "non" dans le discours, comme obstacle au discours du capitaliste est un soutien au désir des "tous prolétaires" que le capitalisme et sa classe porteuse ont soumis au ravalement de n'avoir plus de nom, même plus son nom de classe...
Nous ne sommes dans cette généralisation du « tous prolétaires » renvoyés à des atomes, à des individus qui n'ont plus de quoi faire lien dans aucun autre discours que celui du nihilisme capitaliste.
Ainsi, à l'heure actuelle, sans parvenir à s'extirper de la mouvance unifante et digestive du discours capitaliste, la psychanalyse n'a plus moyen de faire orientation du Réel.
Pour faire adresse de cet impossible, de « la cause perdue » où elle peut trouver son répondant dans la condition des prolétaires sans discours pour faire lien, elle est devant sa propre nécessité à devoir se saisir des signifiants de son semblant qui la dégagent de l'Autre non barré du discours du capitaliste et la repositionnent comme Autre barré.
 

 

"Révolution-psychanalyse", c'est le nom d'un acte de réappropriation tout a fait singulier, dans le signifiant d'un lien dans le discours comprenant sa négativité ; c'est l'autre nom du destin du prolétariat.
C'est le lieu de la praxis qui fait passer le prolétaire, celui qui n'a pas de discours pour faire lien, qui est donc repoussé à l'orée de la psychose généralisée, au sujet du prolétariat, au sujet de l'acte de sa constitution dans le lien social du langage, conformément au pacte avec le symbolique où il est dialectisé par le manque dans l'Autre. Au coeur et au corps de la négativité agissante.
La psychanalyse n'a rien à voir ni à faire avec la bourgeoisie qui parle capitaliste. Elle se situe du côté du Réel et elle devrait arriver à pouvoir le dire. Sans quoi elle va continuer de mourir et de péricliter au feu de la langue dont elle ne saisit pas son amorce.
« L'inconscient, c'est la politique » J.L
Eh bien alors pourquoi les psychanalystes n'en donnent-ils pas le signe ?




 
 
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